Passer au contenu

Panier

Votre panier est vide

Article: Les origines du thé Ureshino

Ureshino tea field and a sakura tree in blossom

Les origines du thé Ureshino

L'histoire du thé Ureshino

Ureshino tea field and a sakura tree in blossom

L’origine du thé d’Ureshino remonterait à 1440, lorsqu’un potier venu de Chine (dynastie Ming), installé à Ureshino, commença à cultiver le thé et à le transformer pour son usage personnel.En 1504, un autre potier chinois, Hong Lingmin (紅令民), apporta avec lui un chaudron en fer de type Nankin et introduisit la méthode de fabrication du thé torréfié à la poêle, alors répandue en Chine. Cette introduction marqua le début de la diffusion du thé d’Ureshino.

Au début de l’époque Edo (1603-1868), Yoshimura Shinbei (吉村新兵衛) s’attacha à industrialiser la production du thé à Ureshino. Des témoignages sur le thé d’Ureshino de cette période ont été laissés par de nombreux voyageurs ayant séjourné à Ureshino-juku (ville relais), sur la route de Nagasaki (Nagasaki Kaidō), parmi lesquels l'artiste Shiba Kōkan (司馬江漢) et le penseur Yoshida Shōin (吉田松陰), ainsi que les médecins allemands Engelbert Kaempfer et Philipp Franz von Siebold.

À la fin de l’époque Edo, d’importantes quantités de thé d’Ureshino furent exportées vers les États-Unis par une commerçante de Nagasaki, Ōura Kei (大浦慶). Cet événement est considéré comme la première opération de commerce du thé menée par un particulier au Japon.

Les caractéristiques du thé Ureshino

La principale variété de thé d’Ureshino est le Tamaryokucha. Le Tamaryokucha est produit selon un procédé très proche de celui du sencha, mais comme l’étape finale de façonnage des feuilles est omise, celles-ci sont séchées sans être affinées en fines aiguilles. Elles prennent ainsi une forme arrondie, semblable à un magatama (pendentif en forme de virgule), d’où le nom de Tamaryokucha.

Le Tamaryokucha est également appelé guricha, en référence à son aspect arrondi et enroulé. Plusieurs théories existent quant à l’origine de cette appellation : l’une avance qu’il s’agirait d’une déformation du terme anglais green tea, liée à sa production de masse destinée à l’exportation par le passé, tandis qu’une autre y voit une analogie avec les motifs nuageux appelés guri, visibles dans la peinture bouddhique et l’ornementation des temples. À Shizuoka, il est également connu sous le nom de yonkon. L’appellation Tamaryokucha a été officiellement adoptée en 1932.

Selon la méthode utilisée pour stopper l’oxydation lors de la fabrication, le Tamaryokucha est produit soit par étuvage à la vapeur, soit par torréfaction à la poêle. Jusqu’à la période d’avant-guerre, la majorité du Tamaryokucha était produite par torréfaction, mais après la Seconde Guerre mondiale, la production s’est progressivement orientée vers la méthode à la vapeur. Aujourd’hui, environ 98 % de la production de Tamaryokucha est issue de la méthode à la vapeur.

Thé vert torréfié à la poêle

Le Tamaryokucha torréfié à la poêle est élaboré selon une méthode traditionnelle transmise depuis la Chine et était autrefois appelé Tō-cha (« thé des Tang »). Il existe deux types principaux : le Tamaryokucha d’Ureshino, originaire de la préfecture de Saga, qui utilise un four spécialement conçu et installé en pente, et le Tamaryokucha d’Aoyagi, produit dans les régions de Kumamoto et de Miyazaki, qui emploie une poêle en fer classique. Le style d’Ureshino aurait été introduit par des Chinois au milieu du XVe siècle, tandis que le style Aoyagi s’est largement répandu dans l’ouest du Japon comme méthode de fabrication domestique. Avec la mécanisation amorcée au début de l’ère Shōwa, les différences entre ces deux styles sont aujourd’hui devenues peu perceptibles.

Le thé torréfié à la poêle présente peu de notes végétales et se distingue par un arôme caractéristique appelé kamaka, ainsi que par une saveur nette et rafraîchissante. En raison du grand nombre d’étapes manuelles et du temps nécessaire à sa fabrication, cette méthode a presque disparu depuis le développement de la fabrication à la vapeur à l’époque Edo, ce qui en fait aujourd’hui un thé rare.

Tamaryokucha à la vapeur

Le Tamaryokucha à la vapeur a été développé à l’origine comme une version améliorée du kamairicha.(Le kamairicha est un thé vert japonais torréfié à la poêle plutôt qu’étuvé, ce qui lui confère un arôme doux et légèrement grillé ainsi qu’une amertume naturellement faible.) Vers 1930, dans le but d’exporter le thé japonais vers des régions de l’Union soviétique où le kamairicha d’origine chinoise restait populaire, les producteurs cherchèrent à créer un thé présentant la même forme que le kamairicha, tout en pouvant être fabriqué à l’aide des machines utilisées pour le sencha.Le résultat est un thé moins astringent, aux notes subtilement sucrées.

Définition du thé Ureshino

Le thé d’Ureshino est produit exclusivement à partir de feuilles cultivées dans les préfectures de Saga et de Nagasaki et commercialisé sous l’appellation unifiée « Ureshino Tea » (嬉野茶). Les thés contenant entre 50 % et 99 % de feuilles issues de ces régions portent le label « Ureshino Tea Blend » (嬉野茶ブレンド).

En 2008, la ville a obtenu la marque collective régionale « Ureshino Tea », qui s’applique aux thés cultivés et transformés dans les préfectures de Saga et de Nagasaki; Ureshino étant reconnue comme berceau de cette boisson d’exception.

Laisser un commentaire

Ce site est protégé par hCaptcha, et la Politique de confidentialité et les Conditions de service de hCaptcha s’appliquent.

Tous les commentaires sont modérés avant d'être publiés.

Lire plus

Hardness of Water

La dureté de l’eau

Le thé japonais se prépare idéalement avec une eau douce, d’une dureté d’environ 30 à 80 mg/L. L’eau du robinet au Japon correspond généralement à cette plage, ce qui permet de préserver l’équilibr...

En savoir plus